Bloody Loft #32

Jonathan voulut se lever mais Laetitia l'en empêcha avec la pelle en le frappant sur le nez de plein fouet. Jonathan ne voyait plus clair pendant un moment. Il sentit qu'on le transportait dans les escaliers. Il avait vu tous les corps qu'elles avaient mutilés, il s'attendait maintenant au pire. L'une d'elles ouvrit une porte, il sentait le carrelage froid de la salle de bain glisser dans son dos. Elles le transportèrent au-dessus de la cuvette et l'attachèrent à l'aide d'une corde au tuyau d'aération. Lamia le déshabilla tout entier pendant que Laetitia cherchait les ciseaux.
- Jon ? Tu m'entends ? Jon ? demanda Laetitia.
Il ne leur répondit pas. Il voulait leur montrer qu'il était plus fort qu'elles.
- N'essaie pas de jouer ce jeu avec nous... Tu ne veux toujours pas nous dire si tu nous entends ? dit Lamia.
- Allez vous faire foutre... dit Jon.
- Oh oui ! Comme Markus et Léo... continua Lamia.
Elles se regardèrent et fixèrent les parties génitales de Jon. Lamia murmura quelques mots dans l'oreille de Laetitia. Elle s'avança vers lui et à l'aide de ses ciseaux, lui coupa le pénis et les testicules qui tombèrent dans la cuvette. Le sang giclait de partout. C'était écoeurant. Jonathan cria de douleur. Lamia tira la chasse et Laetitia éclata de rire. Jonathan était toujours suspendu au-dessus des toilettes et souffrait le martyre. Lamia le détacha et le traîna derrière elle jusqu'au salon suivie de Laetitia. La malle était au milieu de celui-ci. Jonathan était presque inconscient, c'est alors que Laetitia eut la sublime idée de le soigner pendant que sa comparse cherchait la boîte à outil. Laetitia alla dans la pharmacie de la cuisine et prit le désinfectant. Elle regarda Jon avec pitié, ouvrit le flacon et versa l'alcool à 90° sur la blessure. Jon criait à l'agonie, il se tordait dans tous les sens, il souffrait atrocement. Mais ce n'était que le début de sa fin. Lamia arriva enfin avec sa boîte.
- Mon petit Jon, on va te mettre dans la malle ! D'accord ? dit Laeti.
- Vous êtes folles... dit-il
- Oui et toi tu vas mourir ! dit Lamia.
Elles le portèrent et le mirent dans la malle. Laetitia ouvrit la boîte et en sortit une clé anglaise. Une fois qu'elles eurent fini d'attacher les mains et les pieds, Laetitia donna la clé à Lamia.
- Je vais t'expliquer ce que je vais faire. Avec cette clé, je vais tordre chacun de tes doigts et les arracher par la suite. Ok ? dit Lamia.
- Non, Lamia, s'il te plait non! Je t'en supplie non ... supplia Jon.
- On ne fait pas d'enfantillages comme ça... continua-t-elle. Laeti, met lui un torchon dans la bouche, s'il te plait.
Aussitôt dit aussitôt fait. Lamia commença sa dure tâche.
- Arrête de bouger ! Je t'ai même pas encore touché ! dit-elle.
Elle commença par ajuster la clé au doigt. Une fois cela fait, elle le tordit et l'arracha. Jonathan cria à travers le torchon. Et les uns après les autres, les dix doigts des mains et des pieds disparurent sous le regard attentif de Laetitia et sous les pleurs de leur victime.
- J'ai fini ! Tu vois, je ne t'ai pas fait encore tellement souffrir. dit Lamia. Maintenant on va t'enfermer dans le coffre pendant un petit moment ! On va se débarbouiller.
- Laisse moi faire ! Je vais chercher le cadenas. dit Laetitia.
Elle plia ses bras et ses pieds et les fit entrer dans la malle. Jonathan était en position de foetus couché. Il pleurait de toute son âme. Elle la ferma et y ajouta le cadenas. Lamia était assise dans le fauteuil et contemplait son travail. Les doigts étaient éparpillés autour de la malle. Les cris de Jon résonnaient encore dans sa tête et elle en sourit. Laetitia vint s'asseoir à son tour et s'essuya les mains dans les coussins. Elles entendaient les gémissements de désespoir de Jonathan à travers le bois.
- Je suis fatiguée ! Pas toi ? dit Lamia.
- Je propose qu'on fasse une sieste ! continua Laeti.
Elles prirent chacune un fauteuil respectif et s'y installèrent. Elles dormirent pendant une heure. Laetitia se leva car elle devait soulager un besoin pressant, elle réveilla en passant Lamia qui dormait profondément. Jonathan était admiré dans le loft pour sa « résistance au choc » comme disait Omy, on avait beau le frapper, ça ne lui faisait rien. Lorsque Laetitia ouvrit la malle, Jon avait les yeux rouges et baignait dans son sang. Il les regardait avec une haine féroce dans le regard, la rage le rendait muet mais il n'en pensait pas moins. « Je vais mourir ici mais je les tuerais avant... Je peux pas me laisser faire, pas encore une fois et sûrement pas par deux malades mentales... » Elles le regardaient de droite à gauche, elles étaient fières d'elles.
- Mon dieu... Il grêle... C'est magnifique Laeti ! Tu trouves pas ? dit Lamia.
- Superbe temps ! N'est ce pas, Jon ?
Jonathan la regardait, elle le fixait dans les yeux et lui ôta le torchon de la bouche. Une longue plainte se fit entendre. Elles le portèrent hors de la malle, Lamia alla ouvrir la porte du jardin et constata le froid qu'il y faisait. Elles mirent leurs manteaux et emballèrent leur proie dans une couverture de sorte qu'elle ne s'abîme pas en route. Jon ne pouvait prononcer aucun mot, il les regardait faire. Elles l'attachèrent à l'aide de câbles électriques, « sûrement ceux des caméras » se dit-il. Lamia prit un sac à dos assez important et Laetitia prit un sac de campeuse.
- Je vais chercher un sac poubelle et j'arrive, dit Lamia.
La porte de la cuisine était ouverte et il vit Lamia ouvrir tous les tiroirs à la recherche de ces sacs noirs. Il savait où ils étaient mais il était hors de question de leur en donner l'emplacement. Mais il vit avec frayeur Lamia vider le sac de poubelle en usage. Les déchets tombèrent sur sol, les peaux de bananes, les tartines de confitures inachevées, les essuies de vaisselles inlavables, les autres détritus étaient indéfinissables. Jonathan savait ce qu'elles allaient faire à présent. Lamia arriva avec le sac en main et chuchota quelque chose d'incompréhensible pour son oreille. Elle confia le plastique à Laetitia, souleva les jambes de Jon et les fit entrer dans le sac. Une fois le corps dans le plastique noir, elle le ferma et y fit des trous pour laisser l'air entrer. Il était plongé dans le noir et dans une odeur de décharge municipale. Il avait envie de vomir mais se retint pour ne pas faire empirer les choses. Il se sentait glisser sur le sol, l'eau entrait par les trous, son sang commençait à se coaguler. Il sentait peu à peu les pierres et les branches passer sous son dos. Soudain, tout s'arrêta. Le sac s'ouvrit et il en fut sorti. Lamia et Laetitia étaient trempées et lui complètement gelé.
- Alors, on a fait un bon voyage ? commença Lamia.
- Vous êtes folles... Des gens peuvent vous aider... dit Jon.
- Ah mais on n'est pas folles ! On sait ce qu'on fait hein ! continua Laetitia.
- Quoiqu'on a peut-être des problèmes psychologiques graves mais que personne ne nous l'a dit et que maintenant ça se répercute sur toi ! finit Lamia.
Elles déballèrent leur jouet – car il n'y a pas d'autres mots pour exprimer ce qu'il était en ce moment – et le relièrent au tronc d'arbre qui abrita jadis Julien et Laeti. Elles avaient des cirés jaunes et des bottes en caoutchouc gris. Le changement de climat était surprenant. Jonathan était nu mais était encore moralement solide. Elles avaient un regard perçant qui lui fusillait le coeur. Il fixait les yeux bruns de Lamia, ceux qu'il avait aimés un instant. C'était ces yeux qui allaient le tuer. Une fois solidement enchaîné, Laetitia monta une tente et Lamia l'aida même si elle avait un peu de mal. Après cela, elle y mit ses affaires et brûla le sac plastique. Malgré la pluie, le feu prit assez fort pour éliminer la chose. Laetitia entra dans la tente et ouvrit le sac de Lamia, elle en sortit une tenaille et la regarda longuement. Lamia était dehors et regardait le sac partir à petit feu. Jon, quant à lui, était là, attaché comme une bête.
- Tu comptes faire quoi avec cette tenaille ? demanda Lamia.
- Lui arracher les dents en quinconce tout simplement, répondit Laeti.
Jonathan resta tétanisé suite à cette phrase. Elles allaient lui arracher les dents. Elles lui avaient massacré les doigts et maintenant elles allaient s'attaquer à sa bouche.
- Tu comptes le faire toi-même ? continua Lamia.
- Oui mais j'aurai besoin d'aide ! Il va se mettre à bouger dans tous les sens ! Faudra le tenir ! dit Laetitia.
La grêle commençait doucement à se calmer jusqu'à ne plus tomber.

# Posté le lundi 12 décembre 2005 05:06

Modifié le lundi 12 décembre 2005 08:22

Bloody Loft #33

Inês commençait sérieusement à avoir des problèmes d'insomnie. Elle pensait sans cesse aux dix lofteurs et à ce qu'il leur arrivait. Le studio avait tellement bien préparé ce loft, elle ne comprenait pas comment ils avaient pu tout laisser tomber, comment avaient-ils pu laisser là des jeunes gens. Dans tout les cas, les familles ne réclamaient rien et le public non-plus. L'excuse qu'ils donnèrent était des plus mensongère. « Nous savons qu'ils vont bien. Nous ne pouvons communiquer avec eux pour l'instant suite au temps fougueux qu'il fait. Il y a assez de nourriture pour leur subsistance. Nous ne pourrons allez les chercher que dans quelques jours.» Elle pensait à ce Markus qu'elle avait littéralement agressé sur le plateau, il avait un petit air gay qu'elle aimait bien. Elle alluma la télé, c'était le journal de 20h. Il y parlait du changement de climat et de ses conséquences, de la paix dans le monde et de la guerre des gangs.
- On se croirait dans GTA... soupira t-elle.
Elle décida de sortir et d'aller au restaurant avec des amis qu'elle invita à la hâte. Elle prit les clés de la voiture qu'elle venait d'acheter, une Mercedes classe A dernier modèle. Elle s'installa dans le siège en cuir et démarra. Elle laissa ensuite les clés au portier et entra dans le restaurant.

# Posté le lundi 12 décembre 2005 15:51

Bloody Loft #34

Lamia s'était endormie et la nuit commençait doucement à tomber. Laetitia regardait Jon souffrir, ça la faisait énormément rire.
- T'es complètement malade ma pauvre... dit-il.
- Chut !! Tu vas réveiller Lamia et elle n'aime pas qu'on la réveille. Léo et Markus l'ont vite su ! Elle était bien mignonne avec ses lentilles bleues.
- La ferme putain ... balbutia Lamia.
- Elle va s'énerver... continua Laeti.
- Elle va s'énerver ? Ca changera pas mon sort en tout cas et pas le vôtre aussi ! Vous êtes timbrées !
Lamia se dirigea vers Jon et le regarda droit dans les yeux. Elle lui assena un coup de poing dans le ventre et se sentit soudainement en pleine forme. Il regretta vite ses paroles, peut-être aurait-il moins souffert. Elle proposa à Laetitia de commencer leur loisir. Laetitia tenait la tenaille dans la main droite et avait un petit bout de bois dans l'autre. Jon se mit à crier en espérant que quelqu'un passerait par là. Lamia lui tenait les épaules de sorte qu'il ne fasse pas de geste trop brusque. Laetitia ouvrit la bouche de Jon et regarda sa dentition. Elle était en parfait état. Elle fixa un morceau de bois entre le palais et la langue de sorte qu'elle y voit clair. Jon voyait la pince s'approcher de plus en plus de sa bouche et pleura à chaudes larmes. Laetitia commença par extraire les molaires, elle retirait les dents une par une et surtout une sur deux. Lamia le maintenait fermement et évitait à Laetitia de lui trouer la joue. Les dents tombaient une par une, tout comme les doigts. Lamia était fascinée par la résistance de Jon, certains seraient déjà morts à l'heure qu'il est. Après environ quelques longues minutes de travail acharné, elles arrivèrent au résultat voulu. Jonathan n'avait plus de force, sa douleur était indescriptible, inimaginable.
- Il est beau quand même hein... soupira Laetitia.
Elle était on ne peut plus fière de l'effet produit. Le bâton était toujours présent dans la bouche de Jon.
- Tu peux enlever le bâton Lam !!! Moi j'ai fini.
Lamia ne tarda pas à le faire. Jon était incapable de bouger ses mâchoires.
- T'arrives plus à fermer la bouche ? Tu veux de l'aide ? demanda Lamia.
Jon lui fit signe que non mais elle ne l'entendait pas de cette oreille. Elle déposa la paume de sa main sur la mâchoire inférieure, les doigts sur la supérieure et d'un coup sec la ferma. Jon n'en pouvait plus, il sentait la fin arriver, ses idées n'étaient plus claires, son coeur s'emballait et il tremblait comme une feuille morte. Les gangrènes s'accéléraient, il n'allait plus faire long feu. Laetitia constata que les dents s'ajustaient parfaitement avec les autres, les espaces laissés à cet effet étaient totalement comblés.
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# Posté le lundi 12 décembre 2005 15:51

Modifié le mardi 13 décembre 2005 12:14

Bloody Loft #35

Elle n'en pouvait plus des discussions qui tournaient toujours autour de l'argent et de la vie de vedette. Elle savait bien ce que c'était et ne voulait pas en parler.
- Mes chers amis, j'ai le grand malheur de vous annoncer que je vais prendre congé de vous ! dit Inês.
L'assemblée l'entendit à peine. Elle prit sa veste et s'en alla. Sur la route, elle passa près des bureaux de la production du Bloody Loft. Elle s'y arrêta et y jeta un rapide coup d'oeil. Une force intérieure lui disait d'entrer mais sa conscience l'en empêchait. Elle surpassa les ordres et entra dans le bâtiment abandonné. Elle se souvint de tous ces bureaux et les souvenirs revinrent peu à peu. Aujourd'hui tout était parti en fumée. Elle se dirigea vers un ordinateur qui avait sans doute dû être oublié, elle vérifia s'il fonctionnait et se dit qu'elle avait beaucoup de veine lorsque l'écran s'illumina. Elle était dans le bureau de l'ancien directeur de l'émission. Elle eut soudain une idée. Elle chercha sur le disque une carte de l'emplacement du loft. « Inês, en avant l'aventure ! Tu vas enfin dormir tranquille !!!! » s'enchanta-t-elle en trouvant un plan complet du chemin conduisant au loft. Elle en avait sûrement pour une journée et demie et sûrement plus par ce changement climatique. Elle prit la carte et repartit. Elle fut heureuse de ne pas avoir écouté cette voix qui lui avait dit de retourner chez elle.
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# Posté le lundi 12 décembre 2005 15:53

Bloody Loft #36

Inês était en voiture sur l'autoroute. Cela faisait une journée entière qu'elle roulait et le soir tombait. Heureusement que sa Mercedes était du plus grand confort. Elle avait le plan sur le siège passager et son frigo box à l'arrière. Elle allait enfin assouvir ce désir de savoir qui ne la laissait pas dormir. Il se mit à pleuvoir des cordes. La grêle ne tarda pas. Les morceau de glace commencèrent à griffer sa peinture. Inês était habituée au mauvais temps mais cette drache l'a surprenait. Ce n'était pas tous les ans qu'il grêlait en plein octobre.
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# Posté le lundi 12 décembre 2005 15:53