Bloody Loft #26

- Laetitia, j'ai faim ! dit Lamia.
- Je suis pas ta mère ! répondit-elle. Tu connais le chemin de la cuisine ! Même s'il y a des dangers sur ta route, tu les vaincras.
- Amen ! J'y go, même en peignoir! J'suis courageuse quand même.
Lamia descendit les escaliers et fut étonnée de voir la porte de la cuisine fermée. Elle l'ouvrit. C'était pire que tout... Les abeilles... La confiture... Carole... Lamia n'eut pas le courage de crier. Elle était d'un pâle effrayant. Elle remonta les escaliers et vit Léo. Il la regarda et lui demanda ce qu'il se passait. Elle ne répondit pas. Laetitia arriva suivie de Jon. Lamia ne parlait toujours pas. Markus sortit de la salle de bain et demanda ce qu'il se passait. Ils essayaient de la réveiller mais elle ne semblait pas répondre à leurs appels. Jonathan se retourna et vit que Carole manquait. Laetitia regarda Lamia.
- Cui... cuisine... susurra Lamia avant de tomber dans les pommes.
Jon la rattrapa et les autres se rendirent chez Carole ou plutôt vers ce qu'il en restait. Ils étaient trois devant l'horreur. Ils refermèrent aussitôt la porte à cause des insectes. Le tueur n'était toujours pas mort... Il était toujours parmi eux...
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# Posté le mardi 06 décembre 2005 15:27

Modifié le jeudi 08 décembre 2005 11:46

En préparation : "A celui qui saura lire entre mes lignes"

Je rédige en effet une nouvelle histoire qui s'intitulera donc : "A celui qui saura lire entre mes lignes".

Plus complexe, moins comique. Une nouvelle un peu plus sérieuse et plus recherchée que B-L.
Elle s'adresse à tout le monde. Enfin un texte où peut-être vous vous reconnaitrez...

Extrait:

"Il regarda longuement la photo et tourna les talons vers la porte d'entrée. Il prit hâtivement ses clés et passa son manteau. Il l'aida à mettre le sien. Son regard vide s'arrêta néanmoins sur les cheveux de Lena. Elle lui sourit. Il y répondit. Il passa sa main sous sa nuque, elle ajusta sa mèche. Il riait, elle irradiait. "

Ce texte est plutôt un ensemble de pensées romancées. Je n'en suis qu'au début, j'ai plein d'idées et je les mets en place tout doucement. Le texte sera long, plus long que Bloody.

Mais, le blocus frappant déjà la porte, il faut se mettre en route vers le chemin des examens.

Il reste encore beaucoup à décrouvir dans le Loft et vous ne tarderez plus à lire la suite (prévue pour le Samedi 10/12).

Je tenais aussi à vous faire part de la chanson qui m'inspire pendant la rédaction cette nouvelle aventure romantique : Juanes - Para Tu Amor (album : Mi Sangre)

Para tu amor lo tengo todo
Desde mi sangre hasta la esencia de mi ser
Y para tu amor que es mi tesoro
Tengo mi vida toda entera a tus pies
Y tengo también

Un corazón que se muere por dar amor
Y que no conoce el fin
Un corazón que late por vos
Para tu amor no hay despedidas
Para tu amor yo solo tengo eternidad

Y para tu amor que me ilumina
Tengo una luna, un arco iris y un clavel
Y tengo también
Un corazón que se muere por dar amor
Y que no conoce fin
Un corazón que late por vos
Por eso yo te quiero tanto que no s é como explicar lo
Que siento

Yo te quiero porque tu dolor es mi dolor
Y no hay dudas
Yo te quiero con el alma y con el corazón
te venero
hoy y siempre gracias yo te doy a ti mi amor
por existir

para tu amor lo tengo todo
lo tengo todo y lo que no tengo también
lo conseguiré
para tu amor que es mi tesoro

Tengo mi vida toda entera a tus pies
Y tengo también...*




*1/C'est maintenant que vous m'etes la plus utile madame Wets.
2/ http://juanes.lyrics-songs.com
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# Posté le jeudi 08 décembre 2005 19:30

Modifié le samedi 10 décembre 2005 07:49

Bloody Loft #27

La porte de la cuisine était toujours fermée. Ils n'étaient plus que cinq et étaient tous assis dans le salon. Lamia était dans les bras de Jon, il la consolait. Léo et Markus s'occupaient de Laeti. On entendait les bourdonnements des abeilles. Malgré le fait que le tueur soit toujours là, ils se serraient les coudes. Ils savaient qu'ils y passeraient tous. Lamia se leva et les regarda dans les yeux.
- Je ne tiens pas à mourir maintenant, dit elle entre deux sanglots. Que celui qui tue se dénonce ! Soyez pas vache merde !
- Meeeeuuuuuuh non !!! répondit Markus. Je suis sûr que c'est quelqu'un d'autre que nous.
- MARKUS ! IL Y A DES ABEILLES ET C'EST TA RUCHE !!!! Y'A QUE TOI QUI Y TOUCHE !!! cria Laetitia.
- Pas de conclusion hâtée ! dit Léo. On a tué Cath comme ça...
Jonathan se sentit visé.
- JE l'ai tuée !!! ET APRES ? C'EST FINI MERDE ? s'énerva-t-il. Il touche toujours à cette ruche ! Carole lui a mis un râteau au début de « l'aventure ». Il l'a mal pris et maintenant il l'a tuée avec ses insectes.
Markus était complètement sidéré.
- Tu croyais aussi que Cath avait tué Paul avec sa batte, qu'elle avait tué Omy parce qu'il était dangereux pour elle, qu'elle avait tué Julien pour je ne sais quelle raison encore. Elle était dépressive, c'est ça ? Elle n'avait pas toute sa tête ? Une enfance malheureuse aussi ? Peut-être que...
- C'est bon... Ok ! Je me tais ! Je suppose monsieur, je suppose !
- Laisse moi te dire que tu supposes très mal, alors ! C'est toi qui es rentré en dernier non ? J'ai pas raison sur ce coup-là ? continua Léo.
Il était en tête, Jonathan ne pouvait plus répondre. Encore une fois, on se rabattait sur lui. Il était le dernier d'accord, et alors ?
- Et alors ? Et alors moi, c'est toi que je trouve pas net ! dit Léo.
Et ça recommençait. Tout le monde s'accusait. Laetitia et Lamia étaient du côté de Jon et Léo défendait Markus. Ca criait de partout.
- STOP !!! J'EN AI MARRE MAINTENANT !!! LA FERME !!!!! VOS GUEULES !!! cria Lamia.
- T'as un problème toi ? Madame je suis toujours avec ma meilleure amie ! T'as laissé tomber Cath ! T'es aussi monstrueuse que les autres ! dit Léo.
- Je te permets pas Léo ! Elle a le droit de douter comme tout le monde non ? Ou alors monsieur est trop parfait ? dit Laetitia.
Léo était cassé dans son élan. C'est vrai ! Qui était-il pour parler comme ça ? Il les regarda tous et s'en alla. Markus était toujours assis dans le fauteuil, il n'en pouvait plus. Ils étaient tous à bout de nerf. Le tueur jouait très bien la comédie. Markus se leva et monta chez Léo.


- Tu comprends pas ou quoi ? On va crever ici ! Toi et moi... dit Léo au bord des larmes.
- Mais non ! Dis pas ça, s'il te plaît ! Si tu t'y mets aussi alors on est perdu ! répondit Markus.
S'en était fini pour Léo. Il savait qu'il allait mourir ici. Lui qui avait tant de rêves, tant de bonheur à donner. Il voulait fonder une famille, il voulait tant de choses. Tant de choses qui au jour d'aujourd'hui sont devenues irréalisables...


Lamia était dans le salon. Elle avait trouvé refuge dans les coussins. Elle repensait à tout ce qui s'était passé. C'était fou, c'était hallucinant. Laetitia était avec Jonathan dehors, ils parlaient. Ils semblaient qu'ils avaient déjà tout oublié. Léo et Markus étaient dans leur chambre et faisaient je ne sais quoi. Quant à elle, elle était là, telle une statue de marbre pâle attendant quelque chose d'imprécis, quelque chose qui changerait sa situation actuelle. Laeti rentra, le temps commençait sérieusement à se faire encore plus froid. Jonathan ne tarda pas, il regardait le jardin longuement en pensant à Omy qui y était mort, en pensant à ce con de Paul, en pensant à Catherine. Des larmes coulèrent doucement le long de ses joues, il les essuya à l'aide de sa chemise et vint s'asseoir près de Lamia. Ils fixaient le vide. Il n'y a pas longtemps encore, ce loft était vivant mais un malade le tuait à petit feu, un malade qui avait un talent fou de comédien.


Laetitia était dans son lit, elle pensait à Julien. Il l'avait quittée si brusquement. Elle se remémorait ce moment magique dans la forêt, ce sentiment si doux mais en même temps si fort. Le calme était plat et un nuage de tension planait sur ce maudit loft. Elle repensa soudainement à sa famille, peut-être aurait-elle dû écouter sa mère pour une fois. Elle repensa à son frère, à son père. La pluie tombait sur la maison et dans les coeurs...
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# Posté le vendredi 09 décembre 2005 11:53

Bloody Loft #28

Lamia et Jonathan* étaient toujours sur leur fauteuil. Ils parlaient de tout et de rien encore une fois mais pas de la Mort. Ils avaient décidé de la laisser loin d'eux pour un moment même si elle était inévitable. Ce que Jon adorait chez Lamia c'était le regard qu'elle vous lançait lorsqu'elle parlait. On y voyait briller une lumière mystique qui l'intriguait. Il avait déjà tenté d'y résister mais une force inconnue le poussait à s'en approcher. Elle continuait de parler mais après un moment il ne l'écoutait plus.
- Tu m'écoutes ? dit-elle.
- Quoi ? Oui oui bien sûr ! répondit-il furtivement.
Il mentait. Il pensait à Catherine, il lui implorait son pardon si jamais il se passait quelque chose entre ces deux âmes perdues.
- J'vais chercher un verre d'eau, tu veux ? dit-elle.
- Tu parleras moins maintenant ! Non, je veux un verre de lait, répondit-il.
Ce verbe « vouloir » faisait monter une certaine excitation. Il la voyait s'éloigner dans la cuisine et pensa à Carole. Lamia y resta un moment. Il s'allongea dans le fauteuil et n'y laissa aucune place pour elle. Avec un peu de chance elle voudrait revenir à sa place et il tenterait alors le tout pour le tout.
- Bouge putain ! Déconne pas gars ! dit Lamia.
- Viens la chercher ta place !
Lamia voulait lui lancer un coussin à la figure mais le verre de lait se renversa sur lui.
- Tu vois c'que tu fais! cria t-elle.
Ils se dirigèrent tous deux vers la cuisine pour nettoyer les dégâts. Elle prit une serviette et la mouilla. Elle se mit à frotter délicatement la tache mais rien n'y fit.
- Enlève ta chemise !
- Pourquoi ça ? feignît Jon.
- T'as qu'à rester comme ça alors ! Moi je t'approche plus tu pues le lait de cochon et je peux m'en passer, vois-tu !
Il retira sa chemise et Lamia l'étala sur la table et y mit du savon. Jonathan la regardait frotter la chemise. Il n'avait plus la force de contrer ses sentiments.
- Jon ? Ca va ? demanda Lamia.
- Non ...
Il alla fermer la porte. Lamia le regardait bizarrement. Il s'approcha d'elle et la fit asseoir sur son plan de travail. La chemise tomba et laissa place au corps de Lamia. Jon la regarda dans les yeux et elle fit de même. Leurs visages se rapprochaient l'un de l'autre et leurs bouches ne mirent pas beaucoup de temps avant de se rencontrer. Doucement la robe de nuit de Lamia accompagna la chemise de Jon sur le carrelage. Ses mains blanches glissèrent dans ses cheveux châtains bouclés, caressèrent son visage et descendirent vers son torse. Jon était à un point d'excitation tel qu'il ne pensait plus à Cath. Ils s'entremêlaient, se démêlaient sans cesse, la table ne cessait de grincer sous les va et vient presque incessants. Jon adorait entendre les cris étouffés de Lamia dans son cou. La porte était toujours fermée et les vêtements étaient toujours sur le sol. Après un moment, ils servirent de tapis aux deux corps fatigués.
- Catherine nous regarde peut-être de là-haut... murmura Lamia.
- Ouais, c'est une idée... Mais j'ai passé un super moment ! dit Jon.
- Oui, c'était un bon moment qui m'a remis en forme ! fît-elle avec le sourire.
- Une partie de cul ? Je pensais que t'étais sincère ? 'Fin j'sais pas quoi ! Tu m'as allumé et tout ...
- Je t'ai allumé ? T'allumer ton joint ouais ! On a parlé et nous voilà sur le sol de la cuisine ! C'était un super moment comme j'ai dit et maintenant c'est fini !
- T'as profité de moi ...
- Putain Jon ! T'es con ? Tu viens, tu fermes la porte, tu me jettes sur la table et JE t'allume ? T'as un problème dans ta tête, vieux ! Pourquoi tu dois toujours tout gâcher ?
Lamia remit sa robe de nuit et retourna dans sa chambre. Elle jeta un coup d'oeil rapide sur Laeti et vit qu'elle dormait paisiblement. Elle entra dans son lit et se plongea dans ses rêves.


Jon entra dans sa chambre et se glissa dans son lit. Il était seul à nouveau. Il se mit à regarder le plafond et à écouter la pluie tomber. Il pensait qu'en jouant ce jeu il l'aurait peut-être eue et il l'aurait laissée quelque temps après. Mais elle n'était pas facile, elle n'était pas Cath. Quoiqu'il en douta, Catherine n'était pas Lamia. Effectivement, Cath était pour lui « La Perle » même s'il ne l'acceptait pas vraiment. Il sentait que sa virilité était blessée au plus haut point. Il sentait la colère monter au plus haut degré. Il sortit de son lit et alla se promener. « Le noir, la pluie, la forêt, si je meurs pas maintenant, je vivrai vieux » pensa-t-il.





* Logique! Markus et Léo sont homos!

# Posté le vendredi 09 décembre 2005 18:10

Modifié le samedi 10 décembre 2005 08:04

Bloody Loft #29

- Ecoute Léo, arrête de déprimer! Si, comme tu dis, on meurt, autant en profiter non ?
- Ah ouais ? Et comment ? En regardant un bon film sur la télé qu'on a pas ? en faisant des grimaces aux caméras qui fonctionnent plus ? Encore mieux même, en faisant des blagues téléphoniques avec le portable de l'homme invisible ?
- C'que tu peux être chiant par moment putain !
Markus sortit de la chambre et descendit prendre quelque chose à manger.
- Oui, je suis chiant et alors ? Pédé de mes fesses en forme de fraises séchées, murmura Léo.
Il se replongea dans son lit et s'enfuit dans les coussins.


Lorsque Markus remonta chez Léo, il vit qu'il dormait ou plutôt qu'il somnolait.
- Léo ? Tu dors ?
- Non, pourquoi ?
Markus s'excusa de son comportement et lui dit qu'il l'aimait et qu'il n'aimait pas le voir dans cet état. Léo se retourna et lui sourit. Markus le rejoignit dans le lit.
- J'espère que tu ne l'as pas trop mal pris. Je m'en voudrais.
- Non, du tout t'inquiète. répondit Léo.
Markus se glissa dans les bras de Léo et l'embrassa. Leurs vêtements ne restèrent pas longtemps sur eux, la couverture s'agitait et l'excitation commençait à monter en grade. Il faisait noir, il pleuvait, il fallait se réchauffer. Markus entama la danse. Il passa ses mains sur le torse de Léo et ne tarda pas à descendre encore plus bas. Léo n'était plus surpris et se laissa aller. Ils se sentaient bien, éloignés de tout problème. Le plaisir ne cessait de monter, les cris ne cessaient de se faire entendre brisant le calme qui régnait dans ces lieux. L'odeur de l'amour planait dans la chambre jusqu'au moment où...


Jonathan rentrait de sa promenade. Il avait froid, il était complètement gelé. « Putain y a rien à becter ou quoi ? » pensa-t-il. Il fallait absolument qu'il boive ou mange quelque chose de chaud pour éviter de tomber malade. « Et ces deux cons qui crient comme des porcs ! Ca me dégoûte ! » La rage qui l'animait lorsqu'il tua Cath remonta en lui en se remémorant ces nuits et ces jours passés en sa compagnie. Il monta en trombe les escaliers et se stoppa devant la chambre bruyante. Il l'ouvrit mais la referma aussitôt, c'était trop lourd à voir pour lui. C'était trop poussé pour sa nature.

# Posté le vendredi 09 décembre 2005 18:12