Préface
Après avoir atteint les sommets avec « Nous deux c'est de l'or »* et « Téléphone quand tu nous tiens »*, Lamia Batis avait placé la barre haut, même très haut, pour son nouveau roman. Mais « Bloody Loft » peut d'ores et déjà être considéré comme un chef d'oeuvre dans son genre. Une fois de plus, Lamia Batis, avec à la fois adresse et finesse, a tenu son pari.
Un style hésitant mais ô ! déjà combien prometteur, voilà comment Lamia Batis s'est fait remarquer à ses débuts. Au fond des pages de « Nous deux c'est de l'or », on pouvait déjà déceler un des grands traits de génie qui va la caractériser tout au long de sa carrière : la capacité de construire une intrigue bien rodée et brillante qui a de quoi nous tenir en haleine des pages durant.
Puis avec « Téléphone quand tu nous tiens », Batis amorce un tournant décisif dans sa carrière. Suite à un bouleversement psychologique, elle bascule dans un monde délirant où la mort est souveraine. Peut-être par fascination ou crainte, le trépas devient un élément incontournable de ses romans et ce pour notre plus grand plaisir puisque avec ce thème à la fois vieux comme le monde et toujours inventif, elle a là de quoi nous procurer des frissons qui feraient envier Edgar Allan Poe. Et c'est avec « Bloody Loft » que Lamia Batis atteint l'apogée de son art.
Mais arrêter de vanter les qualités de Batis ici ne serait pas honnête. En effet, elle s'inscrit dans une lignée proustienne quelque peu déviée. L'histoire est fictive mais les personnages sont étrangement réels. Ce mélange de l'illusoire et du vrai a quelque chose de profondément authentique qui émouvrait les plus retissants d'entre nous.
Enfin, ce qu'il y a de plus inouï et de sensationnel chez Lamia Batis, c'est, sans aucun doute, cette vision du monde totalement innovatrice qui fait apparaître sous une couverture qui peut sembler frivole à certains un sens profond de la vie, je dirais même toute une philosophie. Ainsi, envoyons dans le vide-ordures et qu'ils n'en reviennent pas tous ces détracteurs qui nous disent que le « Bloody Loft » n'est qu'un bain de sang totalement dénué d'intérêt et qui a donné lieu à une centaine de pages à peu près indigestes.
Alors, Lamia Batis, nouveau maître littéraire ? A cela je dis : pas de doute. Et j'ajouterais même : « A quand la place à l'Académie française ? ».
Inês Dos Santos
*Prochainement sur ce site.
Après avoir atteint les sommets avec « Nous deux c'est de l'or »* et « Téléphone quand tu nous tiens »*, Lamia Batis avait placé la barre haut, même très haut, pour son nouveau roman. Mais « Bloody Loft » peut d'ores et déjà être considéré comme un chef d'oeuvre dans son genre. Une fois de plus, Lamia Batis, avec à la fois adresse et finesse, a tenu son pari.
Un style hésitant mais ô ! déjà combien prometteur, voilà comment Lamia Batis s'est fait remarquer à ses débuts. Au fond des pages de « Nous deux c'est de l'or », on pouvait déjà déceler un des grands traits de génie qui va la caractériser tout au long de sa carrière : la capacité de construire une intrigue bien rodée et brillante qui a de quoi nous tenir en haleine des pages durant.
Puis avec « Téléphone quand tu nous tiens », Batis amorce un tournant décisif dans sa carrière. Suite à un bouleversement psychologique, elle bascule dans un monde délirant où la mort est souveraine. Peut-être par fascination ou crainte, le trépas devient un élément incontournable de ses romans et ce pour notre plus grand plaisir puisque avec ce thème à la fois vieux comme le monde et toujours inventif, elle a là de quoi nous procurer des frissons qui feraient envier Edgar Allan Poe. Et c'est avec « Bloody Loft » que Lamia Batis atteint l'apogée de son art.
Mais arrêter de vanter les qualités de Batis ici ne serait pas honnête. En effet, elle s'inscrit dans une lignée proustienne quelque peu déviée. L'histoire est fictive mais les personnages sont étrangement réels. Ce mélange de l'illusoire et du vrai a quelque chose de profondément authentique qui émouvrait les plus retissants d'entre nous.
Enfin, ce qu'il y a de plus inouï et de sensationnel chez Lamia Batis, c'est, sans aucun doute, cette vision du monde totalement innovatrice qui fait apparaître sous une couverture qui peut sembler frivole à certains un sens profond de la vie, je dirais même toute une philosophie. Ainsi, envoyons dans le vide-ordures et qu'ils n'en reviennent pas tous ces détracteurs qui nous disent que le « Bloody Loft » n'est qu'un bain de sang totalement dénué d'intérêt et qui a donné lieu à une centaine de pages à peu près indigestes.
Alors, Lamia Batis, nouveau maître littéraire ? A cela je dis : pas de doute. Et j'ajouterais même : « A quand la place à l'Académie française ? ».
Inês Dos Santos
*Prochainement sur ce site.